Bratislava, Slovaquie - C'est ainsi qu'on avait planifié: Commencer par le plus exotique, le plus pentu, se garder les grandes villes pour la fin et surtout être plus à même de savoir combien de jours on pourrait s'attarder dans ces grandes capitales sachant le plus gros de l'exercice derrière nous. On avait fait des simulations et on est tombé pile sur le scénario qui nous plaisait le plus, c'est à dire 3 nuits à Belgrade, 4 à Budapest, 2 à Bratislava et 4 à Vienne. Jusqu'à maintenant, on a aussi visé juste sur l'intérêt relatif de ces endroits. Il reste à voir Vienne, mais ça ne nous inquiète pas trop.
Aujourd'hui donc, c'est une journée touriste. La lessive est sèche, on n'a qu'à "chiller" et profiter de Bratislava. Il fait encore froid ce matin avec de la pluie intermittente, mais aussi un peu de soleil. Ce sera encore une journée où on se fera regarder grâce notre accoutrement mi-ville mi-cycliste flashant pour se garder au chaud. De toute manière, on commence à être habitués à se faire regarder et au fond ça n'a aucune importance.
On se la coule douce et on commence par un bon petit déjeuner au restaurant de l'hôtel, le Saint-Hubert. Il n'y a pas vraiment de confusion possible avec son homonyme québécois grâce à son décor champêtre, voire sauvage. Au dessus de notre tête en prenant notre premier café de la journée:
Les guides touristiques semblent unanimes, cette ville est au fond un gros village dont l'intérêt se concentre en son centre historique. Il n'y a qu'un truc qui demande de s'éloigner et c'est le château de Devin. Sa ruine se dresse sur un promontoire à la confluence du Danube et de la Morave.
On a fini par avoir un minimum d'information pour déchiffrer le transport par bus et trolleys, du moins pour les routes principales qui relient notre hôtel au centre, mais aussi la route qui mène à ce château. On s'y rend donc en calculant arriver à l'ouverture dès dix heures. Mais, rendu là, on se rive le nez comme on dit chez-nous, car exceptionnellement, l'accès à l'intérieur de la ruine n'est pas ouvert ce matin. On comprendra en voyant arriver une cavalcade de voitures escortées par la police. Nous nous sommes contentés en faisant un tour sommaire du site et en contemplant brièvement la confluence des cours d'eau qui finalement n'est que de l'eau qui rencontre d'autre eau et probablement une source de débat entre rivièrographes pour déterminer où finit la rivière et où commence le fleuve. L'eau de la Morave parvenue au Danube est-elle vraiment arrivée ? Bon, ça y est, il recommence... On refait sans plus attendre le 20 minutes de bus en sens contraire. Ça fait presque penser à nos allers-retours à Sutton: Y sommes-nous vraiment allés ?
Au retour, on s'attaque aux escaliers du Château de Bratislava qui trône sur la vieille ville. Les remparts sont authentiques, mais le bâtiment lui-même a passé au feu dans l'histoire récente et c'est une reconstruction d'un intérêt historique et architectural mineur. Ça nous permet tout de même un beau point de vue sur le Danube.
Après un lunch copieux dans une micro-brasserie, on déambule dans la vieille ville qui est vraiment toute indiquée pour une journée de flanâge avec sa cité historique bien ramassée. Pour s'abriter d'une lourde averse, on se réfugie dans un café où on en profite pour essayer les desserts. Monia y va pour la classique torte sacher pendant que j'ajoute un café glacé sophistiqué à ma coupe glacée divine. B'en quoi, il faut se faire de forces pour demain.
Après les glaces, on lèche les vitrines, mais comme on a de la place pour rien du tout dans nos sacs, ce pseudo-magasinage est totalement vain. De toute façon, dans ces quartiers très touristiques, il n'y a souvent que des babioles à vendre. Au rayon des articles pour fans de sport professionnel, ça fait tout drôle de voir des articles promotionnels de la KHL, mais qui mettent en vedette les joueurs qui évoluent dans la NHL.
Avant de retourner à l'hôtel, sous prétexte d'une autre averse isolée, on visite le Palais des Primats (en anglais, on le nomme Primates Palace qui évoque une toute autre espèce) où on peut visiter la salle des glaces. Rien à voir avec la crème-glacée, on parle ici de miroirs. Quelle idée saugrenue d'aller visiter des miroirs aujourd'hui avec notre accoutrement. On a pu s'admirer en plusieurs copies en présence de plusieurs portraits de Marie-Thérèse d'Autriche en habits à peine moins sophistiqués.
On a soupé tôt dans le même excellent resto qu'hier, après un arrêt au Irish Pub, un compagnon récurrent de nos pérégrinations. On quitte Bratislava pour Vienne dès demain et j'ai déjà hâte de regoûter aux glaces autrichiennes...
48.14789, 17.13341
Trame sonore du jour:
Born to Run, Bruce Springsteen, Born to Run
« Just wrap your legs round these velvet rims
And strap your hands across my engines
Together we could break this trap
We’ll run till we drop, baby we’ll never go back »
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Location:Dulovo námestie,Bratislava,Slovaquie
C'est drôle car habituellement lorsque je vous lis, ce sont des images de paysages bucoliques qui me viennent en tete. .. cette année j'ai des frissons et mon estomac me parle sans cesse... faut-il y voir un message du temps? Les besoins primaires refont surface... se nourir et s' habiller! Keep enjoying
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