2013-09-18

Jour 20: Arriver à Szentendre

75 km. Cum: 1407 km.

Esztergom, Hongrie - À peu près 20% de notre bagage (sauf peut-être depuis ce matin, alors que Monia a décidé d'apporter son petit pot de beurre d'arachides de 250g payé 10$) consiste en vêtements d'appoint au cas où il pleuve ou que la température descende sous la moyenne saisonnière. Ce matin, c'est 6 degrés en se levant (ressenti 3). Disons que nous sommes partis avec le 20% au complet sur le corps.

Après un dernier petit-déjeuner dans notre appartement, nous avons levé l'ancre vers le nord-ouest. À 7:45, c'est déjà plus acceptable comme météo, surtout que le soleil brille. On sort de Budapest par le pont Marguerite presque sur le pas de notre porte et on suit un collage de pistes plus ou moins cyclables, de rues, de ruelles et de bandes cyclables étroites pour finir par quitter la grande-ville. Comme tout cet itinéraire est balisé comme la Route EV6, nous sommes surpris de l'aspect un peu désorganisé de ce trajet semi-urbain. À quelques endroits, on frôle les cyclistes en sens inverse, la piste faisant à peine un mètre de large pour deux voies qui se rencontrent. Au bout d'une dizaine de km, on abouti sur une piste plus stable sur le bord du Danube et on a droit à tous les types de surface: gravier, asphalte, sable et même du pavé uni.




Cette section d'environ 3 km entrelaçait une jolie forêt et laissait apercevoir le Danube entre les branches. Je ne comprenais pas pourquoi se donner tant de misère pour une piste cyclable quand des sections sont encore en gravier, mais ça a fini par déboucher sur une route asphaltée. Curieusement, le GPS mentionnait "En direction N-O sur route non-pavée". L'asphalte était en si mauvaise état que j'ai dû donner raison à l'appareil et j'ai souhaité qu'ils s'en tiennent désormais au pavé uni.

Tout ce zigonnage dans un décor splendide a fait en sorte qu'il a fallu 1hr25 pour faire 25km et arriver à Szentendre. C'est toujours mieux quand on arrive à s'entendre, mais dans ce cas-ci, on n'y est pour rien, c'est le nom de la ville. Après, ce fut beaucoup plus facile de négocier la route, mais le vent d'hier a fait des dommages et on doit rouler en évitant des débris naturels. Parfois, il faut même soulever notre monture.




En plus des débris, aujourd'hui j'ai dû être très vigilant avec les divers autres obstacles du genre qui ont terminé le voyage en 2011. Je ne sais plus combien de poteaux et de piliers bétonnés ont été placés sur notre route aujourd'hui. Je les ai tous identifiés et contournés avec succès, mais si j'étais le moindrement paranoïaque, je commencerais à me demander qui m'en veut autant. Ce n'est pas le cas, mais quand la piste mène directement dans l'eau du fleuve, il y a matière à se questionner !!!




Plus loin, notre voie emprunte la route 11 qui n'est pas trop passante, en excellent état et nous mène sans histoires et pittoresquement vers notre destination.




J'ai eu des doutes à un certain village. Les indications laissent croire à un peuplement de Klingons. Peut-être qu'un trekkie pourrait déchiffrer ?




Arrivés à Esztergom, on cherche un lunch, mais la ville semble vraiment sous l'emprise des Klingons. Les commerces sont éparpillés, la plupart fermés ou avec l'apparence de. On se rabat sur des sandwiches gyros. On a jamais mangé ça en 45 ans, ça s'peut t'y ?! On n'a pas assez sorti faut croire. C'est excellent quand on a faim. On a néanmoins trouvé la meilleure (seule ?) pâtisserie de la ville pour notre dessert (tarte sacher) et notre café.

La chose à voir ici, c'est la basilique. Esztergom est la soeur de Budapest pour l'histoire féodale et ecclésiastique du pays. Sur la colline qui domine la ville, la basilique est voisine de ce qui fût jadis le palais royal (en ruine) pendant 250 ans. La basilique est magnifiquement préservée de l'extérieur comme de l'intérieur. On y trouve une riche collection d'objets du culte chrétien, appelée adéquatement trésor, car c'est une véritable montagne d'or et de pierres précieuses. On peut aussi grimper à la coupole pour une vue de la région, du fleuve et de la Slovaquie sur l'autre rive. Visite incontournable.




De retour dans la ville, on retourne à la pâtisserie pour prendre un apéro ne trouvant aucun bar ou pub digne du nom. Après ma bière, même s'il est presque 17:00, je ne peux résister à engloutir un autre dessert qui m'implore de le déguster depuis son présentoir vitré. Deux pouces d'épais de vraie bonne crème venue directement du ciel entre deux couches de pâte feuilletée.




Ma mère aurait dit: "Tu vas gâcher ton souper !" et je ne pense pas mentir en disant qu'elle s'est toujours trompée à cet égard.

Parlant du souper, on le prend dans le restaurant situé dans les caves de la basilique. Assez près de la crypte à bien y penser, mais ça ne nous coupe pas l'appétit. Goulash, soupe de poisson, sanglier sur risotto d'orge et confit d'oie avec purée de choux. Délicieux. J'ai vidé mon assiette. Qui a cru que j'allais gâcher mon souper ?

47.801517,18.736603


Trame sonore du jour:

Si Loin, Alexandre Désilets, La Garde
« Si loin des cités en ciment
Si loin que la vie nous reprend
Si loin…
Plus loin…
Et tout est comme avant
À jouer comme des enfants
Dans nos habits trop grands »

.

.



- Posted using BlogPress from my iPhone

2 commentaires:

  1. Jai roulé ta photo de la pancarte klingon dans 'goggles' de google. Malheureusement j'ai pas trouvé le nom. Par contre google ma sorti des photos semblables. Soit une de Roger Federer avec un trophée. Il y a peut être un lien qui sait ;)

    RépondreEffacer
  2. Vous avez vraiment l'air heureux. Continuez à bien vous amuser, Isabelle

    RépondreEffacer

Laissez-nous un p'tit mot...