2011-09-12

Jour 10: Wolfgang Amadeus Mozart

42 km. Cum: 904 km

Salzbourg, Autriche - J'avais programmé ce détour en marge du Danube d'abord pour voir Munich. Ensuite, j'avais vu que la vallée de l'Inn était accessible facilement et reconnaissant la ville natale de Mozart, j'avais mis Salzbourg dans notre chemin. On n'avait d'attente que l'histoire de Mozart, rien de plus, mais après y avoir pasé presque toute la journée, je pense que jusqu'à date, c'est le coup de coeur du voyage.

Nous avons quitté Traunstein à 8:00 sous un ciel incertain après un très bon déjeuner. On a vite trouvé la piste qui alternait entre des routes de campagne et des pistes séparées. Sur les portions routières, la courtoisie des automobilistes et des camionneurs est vraiment exemplaire.

Nous avons roulé très relaxe, la destination étant très près ce matin. De beaux villages, les Alpes à l'horizon, pas trop de vent et peu de relief, que demander de plus.

Nous sommes entrés en Autriche en traversant l'Inn. C'est toujours surprenant de traverser ces frontières européennes comme on passe des Cantons de l'Est à la Montérégie. Pas de douane, un drapeau ou un sigle national, mais il faut vraiment être attentif pour remarquer la frontière. Et dire que toutes ces frontières sont issues de deux longues guerres au 20e siècle et combien d'autres avant.

L'entrée dans Salzbourg est sans problème et le réseau cyclable nous a presque mené à la porte de notre hôtel. Déjà, à l'approche du centre de la ville, les oh et les ah fusent de toutes parts. La cité est encastrée dans un canyon serré avec une forteresse médiévale qui couronne la mer de clochers.

Notre chambre est prête malgré notre arrivée à 10:30, ce qui nous permet de laver la poussière de la route et de sortir frais et dispos pour un pique-nique dans le jardin du Palais Mirabell. Les arrangements floraux sont à faire faire un AVC à tout participant de Maisons Fleuries. Notre plan pour la suite, c'était de monter directement à la forteresse pour ensuite déambuler pour découvrir la vieille ville. On y est monté, mais il a été difficile de ne pas faire quelques détours auparavant découvrant les places une derrière l'autre. Chacune de ces larges places arbore des fontaines magistrales. Il est difficile de marcher sans s'enfarger dans son menton qui tombe d'ébaubissement.

En bons Eric et Monia qui marchent tout le temps, on n'a pas pris le funiculaire et on a grimpé les trois-cent quelques mètres qui mènent à la forteresse et ses impressionnants points de vue. On s'est fait aller le Kodak et on est redescendu marcher dans la ville. C'est vraiment un bijou.

On est passé devant la maison où Mozart est né, on a bouffé des Mozartkugeln (petits chocolats fourrés typiques d'ici) et on a contemplé la statue de Mozart. On a aussi passé un beau moment sidérés par la beauté de l'intérieur de la cathédrale (extase des neurones) et j'ai mangé un autre cornet trois boules (extase des papilles).

Après un apéritif pendant lequel
a) une dame a fait une chute à vélo se prenant une roue dans une craque de bouche d'égout,
b) une fille est restée plantée debout dans le milieu de la place immobile au moins 15 minutes pendant qu'un autre filmait (un projet d'art j'imagine),
c) une dame américaine nous a demandé s'il y avait du poisson sur le menu, car elle ne comprend pas l'allemand, alors que le menu était tout en italien,
nous avons soupé copieusement. Saucisses de veau avec son pretzel géant en entrée pour le bonhomme, suivi de médaillons de veau servis avec spatzels (pâtes typiques) à la citrouille pour elle, alors que monsieur complétait avec un plat de boeuf servi avec patates jaunes et épinards. Succulent et abondant.

Je n'en parlerai plus, mais il faut vraiment redire que depuis notre arrivée en Europe, la place qui est faite aux vélos est remarquable. On a vu amplement plus de bicyclettes aujourd'hui que de voitures. Partout des stationnements de vélo, des traverses adaptées, des indications claires, c'est vraiment le bonheur sur deux roues.

Hier, en faisant la mise à jour du blogue, j'ai appris que Stuart Heap, un gars de l'Angleterre avec qui j'avais fait le Raid Pyrénéen en 2009 est décédé hier d'un infarctus en s'entraînant à vélo. Il se préparait à aller faire les cols des Alpes avec la même gang des Pyrénées. Il était dans la jeune quarantaine. C'est un autre qui nous rappelle que l'échéance qu'on ne connaît pas est parfois plus rapide qu'on veut bien le croire. Et ce n'est pas la forme physique et les grimpes en vélo qui nous donne nécessairement un sursis. Faque chaque nouveau kilomètre sera doublement apprécié à partir de maintenant. Cheers to you Stuart !

47.813659,13.0419

Trame sonore du jour:

Le Bruit des Bottes, Yann Perreau, Un serpent sous les fleurs
«N'entends tu pas le vent qui porte le bruit des bottes.
Au nom de la liberté, elles iront imposer
Au reste de la planète, une façon de marcher »
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Location:Salzbourg, Autriche

1 commentaire:

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