Journal de voyage. Aventures itinérantes en Europe en deux temps (2011 et 2013).
2013-08-31
Visite de Sofia
Une synagogue.
Édifice plutôt soviétique.
Cathédrale Alexander Nevsky.
Une rare mosquée.
La façade de notre restaurant.
Jour 2: Marcher avant de pédaler
0 km. Cum: 0 km.
Sofia, Bulgarie - Aujourd'hui, nous faisons les touristes à Sofia avant de commencer à pédaler demain. Ce matin, après un petit-déjeuner bien apprécié, on relève un premier défi en se rendant à la gare ferroviaire pour acheter des billets pour se rendre à Petric dimanche matin pour commencer notre randonnée cycliste. Sachant qu'il serait peu probable qu'un commis de la billetterie comprenne l'anglais, j'ai soigneusement décrit le trajet et l'horaire en alphabet cyrillique sur un bout de papier que j'ai remis à la vieille dame au guichet glauque du sous-sol nauséabond de la vieille gare. J'ai pu bien suivre les étapes de la transaction sur l'écran cathodique monochrome de l'ère MS-DOS et je pense qu'on a les bons billets pour demain matin, incluant notre laisser-passer pour les bécanes.
Cette étape un peu inquiétante derrière nous, nous avons fait le tour d'un supermarché pour trouver un petit-déjeuner pour demain (trop tôt pour le resto de l’hôtel) et des collations. Le choix de barres granola est limité et chocolaté.
Le reste de la journée, nous avons visité Sofia en essayant de "couvrir" les incontournables. Le monument de choix est la cathédrale Alexander Nevsky. Rien à voir avec le chanteur québécois.
On a dû marcher une dizaine de kilomètres au total. On a glané des pointes de pizza vendues dans la rue, très populaires ici, dont une aux cornichons à l'aneth. Miam miam.
Il y a de beaux parcs, des rues très larges dans le centre, mais aussi des constructions de style soviétiques, austères et au style équarri. Quelques mosquées rappellent l'occupation ottomane, mais on voit beaucoup plus d'églises chrétiennes orthodoxes.
Les gens sont beaux et sympathiques et on réussit à se débrouiller malgré la barrière de langue et d'alphabet. On a soupé sur une jolie terrasse où le serveur a pris notre commande avec un anglais irréprochable.
Demain matin, on va expérimenter le train bulgare et voir si on se rend à (la bonne) destination.
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42.706791,23.321762
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Trame sonore du jour:
Café Robinson, Marie-Jo Thério, Arbre à Fruits
«Moi j'veux dessiner des oiseaux
Qui viennent d'un pays
Que tu connais même pas
J'voudrais être large comme le désert
J'voudrais couler comme une rivière»
.
- Posted using BlogPress from my iPhone
Sofia, Bulgarie - Aujourd'hui, nous faisons les touristes à Sofia avant de commencer à pédaler demain. Ce matin, après un petit-déjeuner bien apprécié, on relève un premier défi en se rendant à la gare ferroviaire pour acheter des billets pour se rendre à Petric dimanche matin pour commencer notre randonnée cycliste. Sachant qu'il serait peu probable qu'un commis de la billetterie comprenne l'anglais, j'ai soigneusement décrit le trajet et l'horaire en alphabet cyrillique sur un bout de papier que j'ai remis à la vieille dame au guichet glauque du sous-sol nauséabond de la vieille gare. J'ai pu bien suivre les étapes de la transaction sur l'écran cathodique monochrome de l'ère MS-DOS et je pense qu'on a les bons billets pour demain matin, incluant notre laisser-passer pour les bécanes.
Cette étape un peu inquiétante derrière nous, nous avons fait le tour d'un supermarché pour trouver un petit-déjeuner pour demain (trop tôt pour le resto de l’hôtel) et des collations. Le choix de barres granola est limité et chocolaté.
Le reste de la journée, nous avons visité Sofia en essayant de "couvrir" les incontournables. Le monument de choix est la cathédrale Alexander Nevsky. Rien à voir avec le chanteur québécois.
On a dû marcher une dizaine de kilomètres au total. On a glané des pointes de pizza vendues dans la rue, très populaires ici, dont une aux cornichons à l'aneth. Miam miam.
Il y a de beaux parcs, des rues très larges dans le centre, mais aussi des constructions de style soviétiques, austères et au style équarri. Quelques mosquées rappellent l'occupation ottomane, mais on voit beaucoup plus d'églises chrétiennes orthodoxes.
Les gens sont beaux et sympathiques et on réussit à se débrouiller malgré la barrière de langue et d'alphabet. On a soupé sur une jolie terrasse où le serveur a pris notre commande avec un anglais irréprochable.
Demain matin, on va expérimenter le train bulgare et voir si on se rend à (la bonne) destination.
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42.706791,23.321762
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Trame sonore du jour:
Café Robinson, Marie-Jo Thério, Arbre à Fruits
«Moi j'veux dessiner des oiseaux
Qui viennent d'un pays
Que tu connais même pas
J'voudrais être large comme le désert
J'voudrais couler comme une rivière»
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Location:ulitsa Knyaz Boris I,Sofia,Bulgarie
Jour 1: De nouvelles roues
0 km. Cum: 0 km.
Sofia, Bulgarie - Ça va donc b'en quand ça va b'en. On aime bien encourager l'aéroport Montréal Trudeau, mais quand les billets sont 500$ moins chers en partant de Burlington, on ne se fait pas trop tirer le bras pour partir du Vermont. En plus, on passe les douanes en voiture et on n'a pas à se taper le dédale de cônes oranges. Tout est plus zen dans ce petit aéroport où tout le monde est souriant et calme, même les employés du TSA (sécurité) qui nous guident en toute jovialité. Il y a même des stations de remplissage de bouteilles d'eau. Ça calme le stress du transport aérien tout de suite en partant.
On vole sur Lufthansa aujourd'hui. Une compagnie qui semble encore essayer de se forcer côté service contrairement à d'autres. On offre même un digestif après le souper. J'avais fait un bon choix de sièges pour le lien Philadelphie à Francfort et on a pu s'assoupir. On est arrivés à Sofia pas trop fatigués, le taxi nous a déposé à la boutique de vélos et on a ensuite marché jusqu'à l’hôtel. On a déposé nos trucs et on est allés explorer le coin, le temps de passer au guichet et de s'acheter de l'eau.
On a fait la sieste pour se recharger les piles et on est retournés à la boutique de vélo, où les mécanos venaient de constater qu'on avait perdu un morceau important de la roue arrière de Monia. Une toute petite pièce qui comble l'espace entre le moyeu et le cadre autour de l'essieu a quitté la roue et est passé à travers un orifice de la boîte. Lorsque j'ai retiré les essieux, j'aurais dû être plus vigilant, mais bon. Cette boutique ne vend pas de roues Mavic et il n'est pas question de colmater la brèche avec une solution patentée, alors on conclut vite que c'est une belle occasion pour Monia de faire un upgrade de ses roues. On est ressortis de la boutique avec nos vélos remontés, à l'exception près que Monia roule maintenant sur de jolies roues neuves Ultegra. C'était ça ou courir les ateliers de vélo aux quatre coins de Sofia ou encore attendre une commande pendant 5 jours. Ça vaut son prix.
Avant de s'écraser pour de bon, on a essayé le resto du coin de la rue qui se trouve dans le premier quartile dans TripAdvisor. Excellent choix. Nourriture (trop) abondante et musique traditionnelle. Les entrées sont d'influence grecque (tomates, poivrons grillés, fromage frais, olives, aubergines, citrons) et les plats sont d'influence obèse. Mon filet de porc était d'une livre et les pommes de terre grasses au point d'être politiquement incorrectes, mes aïeux, quel délice.
On est arrivés pour de bon, que les vacances commencent !
42.706791,23.321762
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Trame sonore du jour:
Guaranteed, Eddie Vedder, Into The Wild
« Don't come closer or I'll have to go
Holding me like gravity are places that pull
If ever there was someone to keep me at home
It would be you»
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Location:ulitsa Kozloduy,Sofia,Bulgarie
Sofia
À Burlington, avant de s'envoler avec tout ce qu'on aura pour 30 jours.
Escale à Francfort (Allemagne).
À Sofia, une première piste cyclable près de notre hôtel
Escale à Francfort (Allemagne).
À Sofia, une première piste cyclable près de notre hôtel
2013-08-26
Où C'est Qu'on S'en Va ?
Imagine there's no countries
It isn't hard to do
Nothing to kill or die for
And no religion too
Imagine all the people
Living life in peace...
Ainsi chantait John Lennon en 1971. 40 ans plus tard, il y a plus que jamais des pays, des frontières et des guerres de religions. Pourtant, quand on voyage à vélo, on épouse la géographie en continu au fil des caprices du relief qui ont rarement une cohérence avec les délimitations politiques. Une rivière explique parfois ceci, une chaîne de montagnes explique souvent cela, mais la plupart du temps, la différence qui sépare les porteurs de deux drapeaux est souvent l'affaire de quelques puissants qui dans le passé ont réglé des comptes en poussant de braves gens à prendre les armes et défendre un front.
Dans ces batailles récurrentes, l'appartenance ethnique, l'idéologie ou la doctrine sont des vecteurs importants de polarisation. Mais au fond, quand on a la chance de partager avec le commun des mortels sur le terrain, quelque soit le pays visité, on se rend bien compte que ce que l'humain recherche au plus profond, c'est du pain sur la table et la poursuite du bonheur.
Nous allons traverser une région qui a vu la guerre très récemment. Les pays de l'ex-Yougoslavie que nous allons parcourir (Macédoine, Serbie, Croatie) étaient en plein conflit ethnique il y a moins de 15 ans. Il reste encore des tensions et nous devrons éviter certains sujets lorsque nous pourrons échanger avec l'habitant. Je ne crois pas que nous ayons vraiment la chance de le faire, car nos rudiments de bulgare, de macédonien, de serbe, de roumain, de hongrois, de croate, de slovaque et d'allemand ne sont pas très au point.
Les humains recherchent peut-être tous le bonheur, mais à l'intérieur de frontières données, ils sont tributaires des conditions créées par leur gouvernement pour y arriver. Comment ces pays se situent au niveau des index mondiaux ?
IDH - Index de Développement Humain
Le Programme des Nations Unies pour le Développement publie annuellement l'index de développement humain qui tient compte de différents facteurs comme l'espérance de vie, la scolarisation, le PIB, la littératie, l'économie, etc pour classer les pays dans lesquels il fait mieux vivre. C'est l'indice auquel Jean Chrétien faisait référence quand il parlait du "plus meilleur pays du monde".
Ce sont encore les pays scandinaves qui sont en tête de liste, malgré les nuits très longues en plein hiver. Pour les pays que nous visiterons:
Transparency International publie en continu un indice de perception de corruption. Plus on est haut dans la liste, plus il est facile de transiger sans graisser des pattes. J'imagine que nos scandales récents vont finir par entacher la réputation du Canada dans le monde, mais il semblerait que nos petits problèmes sont de la petite bière comparé à la Russie (133e avec un score de 28) ou le Myanmar 172e avec un score de 15...
Libertés individuelles
Selon Freedom House, des pays qu'on visitera, seule la Macédoine est considérée partiellement libre avec un indice de 3 sur 7. On dénombre la torture, la brutalité policière, les irrégularités électorales et autres obstacles de droits dans l'indice. Cependant, j'ai toujours dit qu'un bon indice de maturité dans une société est le droit accordé aux femmes.
Le Forum Écononomique Mondial a publié un rapport en 2012 sur l'écart des sexes dans les droits fondamentaux dans le monde. On y évalue quatre critères principaux pour la santé des droits des femmes:
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Dans ces batailles récurrentes, l'appartenance ethnique, l'idéologie ou la doctrine sont des vecteurs importants de polarisation. Mais au fond, quand on a la chance de partager avec le commun des mortels sur le terrain, quelque soit le pays visité, on se rend bien compte que ce que l'humain recherche au plus profond, c'est du pain sur la table et la poursuite du bonheur.
Nous allons traverser une région qui a vu la guerre très récemment. Les pays de l'ex-Yougoslavie que nous allons parcourir (Macédoine, Serbie, Croatie) étaient en plein conflit ethnique il y a moins de 15 ans. Il reste encore des tensions et nous devrons éviter certains sujets lorsque nous pourrons échanger avec l'habitant. Je ne crois pas que nous ayons vraiment la chance de le faire, car nos rudiments de bulgare, de macédonien, de serbe, de roumain, de hongrois, de croate, de slovaque et d'allemand ne sont pas très au point.
Les humains recherchent peut-être tous le bonheur, mais à l'intérieur de frontières données, ils sont tributaires des conditions créées par leur gouvernement pour y arriver. Comment ces pays se situent au niveau des index mondiaux ?
IDH - Index de Développement Humain
Le Programme des Nations Unies pour le Développement publie annuellement l'index de développement humain qui tient compte de différents facteurs comme l'espérance de vie, la scolarisation, le PIB, la littératie, l'économie, etc pour classer les pays dans lesquels il fait mieux vivre. C'est l'indice auquel Jean Chrétien faisait référence quand il parlait du "plus meilleur pays du monde".
Ce sont encore les pays scandinaves qui sont en tête de liste, malgré les nuits très longues en plein hiver. Pour les pays que nous visiterons:
- Canada - 11e
- Autriche - 18e
- Slovaquie - 35e
- Hongrie - 37e
- Croatie - 47e
- Roumanie - 56e
- Bulgarie - 57e
- Serbie - 64e
- Macédoine - 78e
Transparency International publie en continu un indice de perception de corruption. Plus on est haut dans la liste, plus il est facile de transiger sans graisser des pattes. J'imagine que nos scandales récents vont finir par entacher la réputation du Canada dans le monde, mais il semblerait que nos petits problèmes sont de la petite bière comparé à la Russie (133e avec un score de 28) ou le Myanmar 172e avec un score de 15...
- Canada - 9e - 84
- Autriche - 25e - 69
- Hongrie - 46e - 55
- Croatie - 62e - 46
- Slovaquie - 62e - 46
- Roumanie - 66e - 44
- Macédoine - 69e - 43
- Bulgarie - 75e - 41
- Serbie - 80e - 39
Libertés individuelles
Selon Freedom House, des pays qu'on visitera, seule la Macédoine est considérée partiellement libre avec un indice de 3 sur 7. On dénombre la torture, la brutalité policière, les irrégularités électorales et autres obstacles de droits dans l'indice. Cependant, j'ai toujours dit qu'un bon indice de maturité dans une société est le droit accordé aux femmes.
Le Forum Écononomique Mondial a publié un rapport en 2012 sur l'écart des sexes dans les droits fondamentaux dans le monde. On y évalue quatre critères principaux pour la santé des droits des femmes:
- L'opportunité de participer à l'économie
- L'accès à l'éducation et la scolarité
- La santé et la survie
- La place dans la vie politique
- Autriche - 20e
- Canada - 21e
- Croatie - 49e
- Serbie - 50e
- Bulgarie - 52e
- Macédoine - 61e
- Roumanie - 67e
- Slovaquie - 70e (1er en Accès à l'Éducation et en Santé et Survie)
- Hongrie - 81e
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2013-08-19
Nouveau Départ
On remets ça.
Deux ans après l'accident qui m'a vu foncer dans une barrière à 30 km/h, nous retournons en Europe pour terminer ce qu'on a commencé.
En 2011, nous avions entamé la Eurovélo 6 en partance de Strasbourg dans l'est de la France pour suivre le Danube jusqu'en Roumanie. Je m'étais écrasé sur un obstacle à Linz en Autriche à mi-chemin sur notre parcours. En 2013, on modifie la portion orientale de la route pour inclure une section de la Route du Rideau de Fer dans les Balkans.
On a décidé d'inverser notre direction. Ainsi, nous prendrons le départ à Sofia en Bulgarie. Plus précisément, après notre courte visite et le réassemblage des Cannondales dans la capitale bulgare, on prendra le train pour se rendre à Petric dans le sud du pays. De là, nous allons rouler vers l'ouest pour traverser en Macédoine très tôt dans le périple où nous attend un col digne du Tour de France. Après un bref retour dans le nord-ouest de la Bulgarie, nous continuerons dans cet axe nord-ouest en Serbie pour rejoindre le Danube en Roumanie qui fait le pont avec la portion résiduelle de notre route originale de 2011. En sens inverse, on remontera alors la vallée du fleuve sur l'Eurovélo en passant successivement en Croatie, Hongrie, Slovaquie et en Autriche. C'est à la dernière journée de mouline que je pourrai admirer et remaudire la barrière heurtée en 2011. Je ne sais pas si elle y est encore, si je vais la reconnaître, mais une chose est sûre, je compte bien l'éviter cette fois-ci.
Il y a des avantages et des inconvénients à partir de l'est et renverser notre direction naturelle. À cette latitude, on risque sans aucun doute de manger plus de vent en se dirigeant vers le nord-ouest. Mais en contrepartie, on fera nos kilomètres les plus difficiles en début de parcours dans les Balkans, le relief se calmant dès notre arrivée en Roumanie où on rejoint le trajet original le long du Danube. L'avantage principal de ce cap à l'ouest est de mieux pouvoir planifier notre temps à Budapest, Bratislava et Vienne qui méritent une plus longue visite. Comme nous y passerons vers la fin du périple, on sera plus à même d'ajuster notre planning pour mieux profiter des attraits de ces grandes capitales.
Nous repartons en mode ultra-léger. Les mêmes vélos, les mêmes petites besaces, la même liberté de mouvement. Monia peut même apporter quelques vêtements de plus avec son récent changement de coiffure qui lui permet de laisser la brosse et le fer à friser à la maison. Pour notre arrivée à Sofia, une boutique de vélo a déjà été contactée pour remonter nos bécanes la journée de notre atterrissage. À Linz, nous avons retrouvé Constantin qui est maintenant propriétaire de son propre atelier et qui fera l'emballage des bolides avant notre retour au Canada. En 2011, c'est lui qui avait assisté Monia pour transporter les vélos et les remballer après mon fächeux accident en 2011.
Bref, on a déjà hâte et on vous invite à suivre l'aventure sur ce blog qui va reprendre du service. On part bientôt.
Deux ans après l'accident qui m'a vu foncer dans une barrière à 30 km/h, nous retournons en Europe pour terminer ce qu'on a commencé.
En 2011, nous avions entamé la Eurovélo 6 en partance de Strasbourg dans l'est de la France pour suivre le Danube jusqu'en Roumanie. Je m'étais écrasé sur un obstacle à Linz en Autriche à mi-chemin sur notre parcours. En 2013, on modifie la portion orientale de la route pour inclure une section de la Route du Rideau de Fer dans les Balkans.
On a décidé d'inverser notre direction. Ainsi, nous prendrons le départ à Sofia en Bulgarie. Plus précisément, après notre courte visite et le réassemblage des Cannondales dans la capitale bulgare, on prendra le train pour se rendre à Petric dans le sud du pays. De là, nous allons rouler vers l'ouest pour traverser en Macédoine très tôt dans le périple où nous attend un col digne du Tour de France. Après un bref retour dans le nord-ouest de la Bulgarie, nous continuerons dans cet axe nord-ouest en Serbie pour rejoindre le Danube en Roumanie qui fait le pont avec la portion résiduelle de notre route originale de 2011. En sens inverse, on remontera alors la vallée du fleuve sur l'Eurovélo en passant successivement en Croatie, Hongrie, Slovaquie et en Autriche. C'est à la dernière journée de mouline que je pourrai admirer et remaudire la barrière heurtée en 2011. Je ne sais pas si elle y est encore, si je vais la reconnaître, mais une chose est sûre, je compte bien l'éviter cette fois-ci.
Il y a des avantages et des inconvénients à partir de l'est et renverser notre direction naturelle. À cette latitude, on risque sans aucun doute de manger plus de vent en se dirigeant vers le nord-ouest. Mais en contrepartie, on fera nos kilomètres les plus difficiles en début de parcours dans les Balkans, le relief se calmant dès notre arrivée en Roumanie où on rejoint le trajet original le long du Danube. L'avantage principal de ce cap à l'ouest est de mieux pouvoir planifier notre temps à Budapest, Bratislava et Vienne qui méritent une plus longue visite. Comme nous y passerons vers la fin du périple, on sera plus à même d'ajuster notre planning pour mieux profiter des attraits de ces grandes capitales.
Nous repartons en mode ultra-léger. Les mêmes vélos, les mêmes petites besaces, la même liberté de mouvement. Monia peut même apporter quelques vêtements de plus avec son récent changement de coiffure qui lui permet de laisser la brosse et le fer à friser à la maison. Pour notre arrivée à Sofia, une boutique de vélo a déjà été contactée pour remonter nos bécanes la journée de notre atterrissage. À Linz, nous avons retrouvé Constantin qui est maintenant propriétaire de son propre atelier et qui fera l'emballage des bolides avant notre retour au Canada. En 2011, c'est lui qui avait assisté Monia pour transporter les vélos et les remballer après mon fächeux accident en 2011.
Bref, on a déjà hâte et on vous invite à suivre l'aventure sur ce blog qui va reprendre du service. On part bientôt.
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